
Verset du jour
Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle
Jean 3.16
Le Carnaval |
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Le terme de carnaval désigne la période située entre l’Epiphanie et le mercredi des Cendres. Son origine remonte à la plus haute antiquité. En Egypte, les fêtes d’Isis et du taureau Apis étaient le prétexte de fêtes joyeuses. Les bacchanales, Saturnales, Lupercales du monde gréco-romain se déroulaient à la même époque. Ce n’était que festins, danses et déguisements, le tout dans un climat de licence extrême. L’avènement du christianisme n’entraîna pas la disparition de ces pratiques ; simplement elles perdirent leur signification profonde et leur caractère magique, se réduisant à une sorte d’entracte autorisé par l’église pour distraire un temps les hommes de leur travail et de leur fatigue. Au Moyen Age, les bals masqués accompagnaient la fête des Fous ou la fête de l’âne. Le déguisement et le masque permettent à chacun de dissimuler son identité. Ce masque traduit en outre une aspiration à être un autre : en Haïti les Noirs portaient des masques blancs et se déguisaient en gouverneurs ou en généraux. Au cours du carnaval, les différentes classes d’une société très cloisonnée se trouvaient, exceptionnellement mêlées. C’est ce qui fait aujourd’hui encore la caractéristique du carnaval de Bâle par exemple où la haute bourgeoisie rencontre le peuple et mène le jeu. En Allemagne du Sud, et dans certaines villes rhénanes, le carnaval rassemble dans une grande liesse toute la population. Les journées de carnaval sont également l’occasion pour le peuple d’exercer sa verve critique au grand dam du pouvoir et des grands de ce monde. Le « fou » chargé de ce rôle prend des appellations variées selon les régions : à Dijon il est incarné par la «Mère Folle ». Le rôle de Carnaval, personnage central des fêtes, incombait autrefois à un acteur professionnel, maquillé et déguisé. La foule l’accusait des travers à la fois les plus triviaux et les plus naïfs, paillardise, gloutonnerie. Puis on procédait à une parodie de procès qui se soldait inévitablement par la mise à mort de Carnaval. A la suite d’accidents mortels témoignant de l’élan et de la spontanéité des participants, l’acteur fut remplacé par un mannequin obèse, et haut en couleur que l’on promène à travers la ville sur un char avant de le brûler. Les rares masques d’enfants, les maigres batailles de confetti et les friandises traditionnelles du Mardi Gras sont à peu près la seule survivance en France des réjouissances du carnaval de jadis. Le carnaval de Nice qui, avec ses cortèges de chars allégoriques, attira l’élégante clientèle internationale jusqu’en 1914, a perdu de son éclat et de son prestige. C’est au Brésil, à Rio de Janeiro qu’il faut aller pour trouver l‘exubérance et la truculence des fêtes d’autrefois. Une foule, habitée par la musique et la danse, oublie sa misère en quittant las ramblas situés sur les hauteurs de la ville moderne. Sous l’effet de l’alcool et de la fatigue, la danse devient frénésie et la cohue est si dense que chaque année la mort de dizaines de personnes vient assombrir la fin du carnaval. A bas les retenues! Vive la liberté! Vive le plaisir! C’est le message qui remplit l’atmosphère carnavalesque. Les principes d’éducation, de religions sont balayés pour laisser libre cours à toutes les pulsions qui ont été réfrénées tout au long de l’année. On se défoule, dit-on, couramment. C’est la fête de tous les plaisirs : plaisirs des yeux (les chars magnifiquement décorés, les reines éblouissantes), de la gastronomie (les festins du roi carnaval) de la boisson (les liqueurs fortes coules à flot), de la musique (les airs les plus entraînants animent les défilés), de la danse (toutes les contorsions sont permises) du plaisir sexuel (les chants, les gestes en sont empreints), des farces, du rire. C’est aussi le temps des règlements de compte, des affrontements entre personnes et entre groupes de personnes, sortes de défoulement des rancoeurs et des agressivités jusque là contenues ou simple plaisir sadique de montrer sa force et de faire souffrir l’autre. Les origines du carnaval remontent à la nuit des temps. Il faudrait fouiller dans les archives de l’Afrique ancestrale, de l’Égypte ancienne, de la Chaldée, de l’Europe gréco-romaine pour retracer son histoire. On y retrouvera partout, entre les fêtes de la naissance du dieu soleil (fin de Décembre) et celles de sa mort (fin de Mars et début Avril), le même esprit de dévergondage et le même goût du défendu! Le port des masques permettait de faire tout sous couvert et assimilait l’homme à l’animal, lui faisant posséder la puissance des animaux dits sacrés. La Rome impériale dominant par son opulence et ses fastes sût dominer également par ses fêtes éclipsant celles des pays sous son joug. Les bacchanales dédiées à Bacchus (Dieu du vin qui se fait célébrer dans des plaisirs sensuels, à des orgies indescriptibles), les saturnales offertes au dieu Saturne et lupercales dédiées à la divinité des champs et des troupeaux, Lupercus. C’était des temps de débauche sexuelle et de débordement de tout genre. Plus tard, la Rome des papes loin de protester énergiquement contre ces licenciements y participa ouvertement mêlant le sacré au trivial. Pour un temps d’abstinence suivit de perversion : c’est le Carême (commençant le mercredi les Cendres, le lendemain du Mardi Gras) ou l’on se garde en certains jours de manger de la viande. En italien, la langue parlée à Rome, « ôter la viande » se dit « carnelevare » d’où l’on a tiré le mot Carnaval. Le carnaval est donc la débauche avant l’abstinence. Il faut profiter pour tout faire et tout dire, parce qu’après nous recevrons l’absolution de l’église et les restrictions seront à nouveau de rigueur. Le carnaval haïtien, semé par les esclaves noirs (apportant leurs rythmes vaudouesques) et par les colons blancs, a connu des défilés d’une grande valeur artistique avant de devenir ce qu’il est aujourd’hui : défoulement populaire alliant la sensualité à la violence. A visage découvert, on scande des mots orduriers. Les masques ne sont plus nécessaires puisque la participation est générale. On frappe violemment parfois à mort sans craindre aucune poursuite judiciaire. Les airs vaudouesques sont les plus prisés et bien des gens entrent en transe durant les danses, possédés par des esprits. La plupart des groupes à pied, vont d’abord au « houfort » saluer les « loa » avant de se diriger vers le cortège. Les liens entrent ces esprits démoniaques et les festivités carnavalesques sont étroits. Qu’il s’agit des fêtes en l’honneur de Bacchus, de Saturne, de Lupercus ou de nos « loa » l’époque et le rituel sont identiques. Ce sont des esprits impurs qui se font célébrer après l’anniversaire de dieu soleil (leur prince). Ils se plaisent dans la débauche, la corruption et entraînent avec eux les hommes dans bas-fonds de l’immoralité. Ils veulent leur perte étant eux-mêmes condamnés à la ruine éternelle. Ils incitent les participants à répéter des mots grossiers qui pénètrent, imprègnent et souillent les profondeurs de l’âme. Ces slogans unissent les participants entre eux et les soudent à ces esprits malsains. Certains chants sont même de pures incantations, des invocations de mauvais esprits. Les gestes grotesques sont des conditionnements à rendre plus tard automatiques les actions et les réactions mauvaises. Rien d’étonnant si le sort de l’un sera le sort de l’autre, si les pleurs et les grincements de dents suivront cette joie éphémère. Mais comment dire non quand tout le monde le fait? Il est vrai que le courant est fort mais, il y a moyen de sortir de cette eau tumultueuse et infecte avant qu’il ne soit trop tard, avant le gouffre (la fin de votre vie ou la fin de ce monde, ou de votre damnation). Poussez le cri de détresse : Jésus sauve-moi! Et vous verrez sa main vous saisir pour vous mettre en lieu sûr. Vous serez lavés purifiés de toutes vos souillures et connaîtrez la vraie vie. Car ce Jésus, le Fils du Dieu vivant, a la joie parfaite qui n’est suivie d’aucune aigreur, d’aucune frustration, d’aucune amertume. Elle n’est pas comme celle que le monde donne. Jésus donne aussi la paix qui surpasse toute intelligence. Un seul mot suffit quand on a la foi : Jésus. |
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